Quand je disais que quelque chose se passait…


Depuis la sortie de jeudi avec Catherine, un déclic c’est
passé avec mes FiveFinger. Depuis que je les mets cela ne met pas
arrivé aussi brutalement. En toute logique, je décide de
m’aligner au Rush Du Bout Du Monde chaussé des fameux gants
de pieds.
La confirmation est venue hier matin, quand ma foulée
reproduisait exactement le même déroulé, même en basket.
Réveil à 7h, une tisane au miel, un morceau de pain tartiné de
beurre et de confiote de fraise. Je ne veux pas revivre ce que
j’ai vécu au TDR 73 (mal de ventre). Un grand verre de Kéfir
pour faire descendre tout ça, je mate dehor ; il pleut,
4°C… Que vais-je me mettre sur le dos ? Vais-je avoir
froid aux pieds ? Pfffff, fait chi…er, je fais comme
c’était prévu.
Mon polo des pompiers (c’est mon sponsor, mais ils ne le
savent pas encore…mdr), un cuissard mi-long et mes
FiveFinger.
Après l’échauffement réglementaire, le départ est donné.
Je me place facilement dans le groupe de tête. Mes pieds dansent et
glissent sur les sentiers boueux. Je sens bien que je suis
nettement au-dessus de mon rythme habituel, je prends un peu peur
mais je suis le groupe de 3 qui mène la file. Plus tard je
saurais que c’est le groupe de Manu MACHADO (une figure
local…). Heureusement que je ne le savais pas, sinon
j’aurais modestement levé le pied. 5km passe, et je tien tj
la cadence, donc je me dis que si je tien bon je pourrai être dans
les 20 premier. 10km tj la pêche, mais les descentes me pénalisent
ainsi que les grands chemins en galet. Je dois rester vigilant à ma
pose de pied, ce qui me coute un peu de temps par rapport au groupe
que j’ais en ligne de mire. Je Zappe les ravitos, pas soif,
pas faim. Et tj la patate. Au fait, je n’ai rien pris,
pas de bidon, juste une pauvre fléchette au cas où… 15km je
me coince entre deux roches et cogne violement le tibia sur
l’une d’elle (ça fait pas du bien). 20km, un loustique
me rattrape dans une descente technique, et me dis « Eh Fab,
tu veux quelque chose ? A boire, a mangé ? »
« Non merci, c’est cool » ; l’esprit
TRAIL comme j’aime. Il me guide à travers le passage inondé,
de l’eau jusqu’aux cuisses par endroit, pu…tain
c’est bon. Sur le chemin suivant, un gaillard, me dis
« Bravo Fabrice, tu es 10iéme », du coup je compte bien
garder ma place et j’accélère pour aller vers le 22iéme km et
passer dans les roches, cordage pour monter et descendre. Puis une
ascension régulière vers le sommet de Mortagne pour plonger vers
l’arrivée. Vu que je n’ai pas de montre, je n’ai
pas mon temps, je sais juste que je suis 10iéme en FiveFinger.

Comment expliquer que malgré quelques blessures au vu de la
technicité des hors-pistes, j’ai adoré courir en mode
BARREFOOT ! Et surtout : ' Quel pêche ! ' Je me suis
épaté tout seul.
Ce TRAIL est un pur bonheur. Bravo à l'organisation
et FELICITATION à tous mes potes TRAILLEURS et TRAILLEUSES. Et en
plus j'ai croisé plusieurs personnes qui suivent mes histoires sans
même que je les connaisse.
Au Rush du Bout du Monde, tu croise toujours plein de monde.